Me connaître
Qui suis-je ?
Être là, avant de faire Une expérience de vie devenue une façon d'accompagner
Je m’appelle Isabelle.
Pendant 36 années, j’ai accompagné mon fils Pierre-Alain, en situation de polyhandicap.
Ces années ont profondément façonné ma manière d’être auprès de l’autre.
Lorsque les mots ne suffisent pas ou ne sont pas possibles, on apprend à observer autrement : un regard, une expression du visage, une crispation du corps, un changement de respiration, un silence…
J’ai appris à être attentive à tous ces petits signes, mais aussi à ne pas présumer de ce que l’autre ressent ou souhaite.
MON APPROCHE
Être là, avant de faire
Chaque personne est unique. Son histoire, son rythme, ses capacités, ses besoins et sa manière de communiquer le sont aussi.
C’est pourquoi mon accompagnement ne part pas uniquement de ce qu’il y a à faire, mais d’abord de la personne que je rencontre aujourd’hui.
Je prends le temps d’être présente, d’observer et d’écouter.
Un regard, une expression du visage, une posture, un silence, une parole, une crispation ou au contraire un apaisement peuvent nous renseigner sur la manière dont la personne vit ce qui lui est proposé.
Observer • Proposer • Accueillir • Ajuster
Je ne présume pas de ce qui est bon pour l’autre.
J’observe.
Je suis attentive à ce que la personne exprime, avec ou sans les mots.
Je propose.
Lorsque cela est possible, je laisse une place au choix et à l’initiative.
J’accueille sa réponse.
Un oui, un non, une hésitation, un geste ou une expression sont autant de façons de communiquer.
Je m’ajuste.
Je peux ralentir, reformuler, proposer autrement, attendre ou simplement être présente.
Préserver l’autonomie
Accompagner ne signifie pas faire systématiquement à la place de l’autre.
Je veille à préserver ce que la personne peut encore choisir, décider, exprimer et réaliser elle-même, même lorsque cela demande davantage de temps.
Parce que l’autonomie ne se mesure pas seulement à ce que l’on peut faire seul. Elle passe aussi par la possibilité de rester acteur de sa propre vie.
La posture de l’accompagnant
La qualité de la rencontre dépend aussi de la manière dont nous allons vers l’autre.
Avant d’intervenir, il peut être important de prendre conscience de notre propre état : sommes-nous pressés, tendus, inquiets, irrités… ou réellement disponibles ?
Cette attention à notre propre posture permet d’aller vers la personne avec davantage de calme, d’écoute et de disponibilité.
Je ne cherche pas à changer la personne ni à lui demander d’être autrement pour répondre à mes attentes.
Je la rencontre là où elle en est aujourd’hui.
Présence → Observation → Rencontre → Ajustement → Autonomie
C’est cela que j’appelle De Présence à Présence

